LE FRERE DE CAPONE

LE FRERE DE CAPONE
Le frêre aîné d'Al Capone, James Vincenzo Capone, quitta la maison de Brooklyn en 1908, à l'âge de 16 ans. Ayant toujours été entêté et indépendant, il voulait fuir la ville surpeuplée et gagner l'Ouest, où l'avenir était plus prometteur.

Fort et musclé, avide d'aventures et de grands espaces, il joignit une troupe de cirque et voyagea à travers le Midwest. Il fut confronté pour la première fois aux indiens et développa une facination pour leur culture.

Il devint aussi très habile avec les armes et, lorsque la Première Guerre Mondiale éclata, il s'enrôla et fut envoyé en France avec la force expéditionnaire américaine. C'était un excellent tireur d'élite en plus d'être un bon soldat et il fut promu lieutenant. Il fut le seul fils Capone de cette génération à se battre lors de la Première Guerre.


Two-gun Hart, années 20
(Courtoisie de Harry Hart)
Sa famille restée à Brooklyn n'avait pas connaissance de son service militaire. Il avait en quelque sorte coupé tout contact avec sa famille.

Après la guerre, il prit un train allant au Nebraska et s'installa dans la petite ville de Homer où, en 1919, il secouru une jeune femme nommée Kathleen Winch ainsi que sa famille lors d'une innondation soudaine.Peu après, Capone, qui avait prit le nom Richard Hart, épousa la jeune femme. Alors que sa famille s'élargissait, il tenta de vivre une vie ordinaire à Homer mais le besoin d'aventures se fit bientôt sentir.

Lorsque la loi sur la Prohibition fut votée en 1920, Hart y vit l'occasion d'occuper un emploi plus intéressant où ses qualités de tireur seraient utiles. Il devint officier de la Prohibition.

Incroyablement, alors que son jeune frêre établissait sa réputation de contrebandier à Chicago, son grand frère se faisait un nom en combattant aggressivement les alambics illégaux au Nebraska. Il n'était pas seulement un agent de la Prohibition mais aussi gardien de la paix aux frontières, arrêtant régulièrement les voleurs de chevaux et autres criminels.


L'agent Hart
(Courtoisie d'Harry Hart)
Alors que sa réputation d'homme de loi grandissait, il fut engagé par le ministère des affaires indiennes américain afin d'empêcher l'alcool de pénétrer à l'intérieur des réserves. Hart, sa femme et ses quatre fils s'établirent au sein des tribus, notament les Sioux et les Cheyenne. Au cours de son travail, lui et sa famille apprirent plusieurs langues indiennes et nouèrent de très bonnes relations avec les chefs de tribu.

Son incroyable capacité à manier les armes ainsi que la paire le pistolets ornés de perles accrochée à sa ceinture lui valurent le surnom de «Two-Gun Hart». Dans une partie du Midwest, les gros titres disaient : «Two-gun Hart attrape son homme» et «Two-Gun Hart enferme les contrebandiers d'alcool». À un moment, Two-Gun fut garde du corps pour le président Calvin Coolidge. Ses deux frères cadets, quant à eux, occupaient les premières pages des journaux d'une manière différente dans une autre partie du Midwest.

Hart continua sa carrière d'agent de la Prohibition jusqu'à ce que celle-ci soit terminée. Il devint alors shérif de la ville natale de son épouse, Homer, au Nebraska.

Hart était très attaché à sa famille et apprit à ses fils et petits-enfants les rudiments de la chasse et les sports de plein-air. Il garda cependant longtemps secret son vrai nom et ses origines.

Éventuellement, au début des années quarante, il contacta discrètement ses frères à Chicago et rencontra Ralph et John Capone à Sioux City, en Iowa. Il se rendit alors à Chicago afin de voir sa mère, Theresa. Lorsqu'il revint chez lui, il annonça à Kathleen et à ses fils qu'il était en fait le frère d'Al Capone. Lors de plusieurs instances, lorsque les difficultés financières affligeaient le famille Hart, son frère Ralph l'aidait en lui envoyant un chèque.

En 1946, Two-gun permis à son fils Harry Hart de l'accompagner au chalet familial des Capone au Wisconsin où il aurait la chance de rencontrer son célèbre oncle, Al Capone, qui au même moment était sorti de prison et souffrait de syphilis tertiaire. Two-Gun averti Harry de ne pas trop s'attacher à son oncle durant cette visite. Les deux frères appartenaient à deux mondes différents. Hart ne voulait tout simplement pas que son fils soit influencé par un des personnages de cet autre monde.

En 1952, Two-gun Hart fut terrassé par une crise cardiaque qui lui fut fatale. Kathleen et Harry étaient à ses côtés. Son fils ainé, Richard Hart Jr, avait été tué lors de la Deuxième Guerre Mondiale alors que ses deux autres fils s'étaient établis au Wisconsin.

Cela semble inconcevable que les deux frères, Al Capone et Richard Hart, puissent avoir vécu des vies si différentes chacun d'un côté de la loi. Cependant, lorsqu'on regarde les qualités qui ont rendu possible leur succès, des similarités sont évidentes : intelligence, initiative, prise de risques, force de caractère et du devoir, persistence et conviction, en plus de leur capacité à diriger et à persuader les autres. Étrangement, c'était une loi du pays, la Prohibition, qui amena ces mêmes qualités à se manifester.

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# Posté le jeudi 28 février 2008 19:04

CONCLUSION

CONCLUSION




Initialement, Al fut emprisonné au pénitentier américain d'Atlanta et en devint très rapidement son plus célèbre prisonnier. Des accusations fusèrent presque immédiatement qu'il y vivait comme un roi. Alors que 'c'était clairement une exagération, il vivait mieux que les autres prisonniers. Il avait plus de bas, sous-vêtements, paire de draps, etc. que tout autre prisonnier. Il entretenait ces extravagances grâce au manche creux de sa raquette de tennis qui contenait plusieurs milliers de dollars comptant.


Le pénitentier fédéral d'Alcatraz

En 1934, le procureur général Homer Cummings prit le contrôle de la prison située sur l'Île d'Alcatraz afin d'y loger les criminels dangereux et insoumis. Lors d'un discours radiophonique, Cummings expliqua que «sur l'île seront isolés les criminels dangeureux et incorrigibles afin que leur influence malsaine ne puisse s'étendre aux autres prisonniers».


Mae Capone se cachant des journalistes à Alcatraz
(UPI)
En août 1934, Capone fut transféré à Alcatraz. Ses jours de pacha étaient terminés. «Capone ne pouvait rien diriger sur ou à partir d'Alcatraz ; il n'allait même pas avoir connaissance de ce qui se passerait à l'extérieur. Il n'y aurait pas de lettres ou de messages clandestins. Toutes lettres entrantes étaient censurées puis retapées par les gardes en omettant les sujets interdits, ce qui incluait la moindre mention d'entreprises ou des actions d'anciens associés. Les censeurs enlevaient même les mentions de nouvelles courrantes. Les journaux étaient interdits et les magazines devaient dater de plus de sept mois. La seule source d'information était les nouveaux arrivants. Au mieux, les prisonniers pouvaient écrire une lettre par semaine, elle-même censurée, et cela au membres immédiats de la famille seulement. Les visites étaient limitées à la famille, au nombre de deux par mois et devaient faire l'objet d'une demande par écrit au directeur chaque fois. Aucun contact physique n'était permis entre visiteurs et prisonniers. Ils étaient séparés par une vitre... Personne ne pouvait fournir de l'argent à Capone, argent qu'il n'aurait de toute façon pas pu utiliser.» (Schoenberg)

Comment fit Capone pour s'adapter à cette perte de popularité et cette baisse de statut ? Il semblait s'ajuster plutôt bien et s'accordait mieux que quiconque à sa nouvelle vie. Ce n'était cependant pas la même chose côté santé. La syphilis contractée alors qu'il était très jeune entrait dans la phase tertiaire, appelée neurosyphilis. Dès 1938, il était confus et désorienté.

Al passa la dernière année de sa sentence, qui avait été réduite à six ans et cinq mois pour sa bonne conduite et le travail effectué, dans l'infirmerie afin de soigner sa syphilis. Il fut libéré en novembre 1939. Mae le conduisit dans un hôpital de Baltimore où il fut soigné jusqu'en mars 1940.

Sonny Capone semblait être un jeune homme remarquablement amical et bien ajusté malgré ses origines inhabituelles. En 1940, il épousa une irlandaise et élu domicile à Miami. Sonny et Diana donnèrent à Al et Mae quatres petites-filles qui reçurent beaucoup d'attention.

Pendant ses dernières années, la santé d'Al se détériora lentement au sein de la splendeur de son domaine de Palm Island. Mae l'accompagna jusqu'au 25 janvier 1947, date à laquelle il mourru d'une crise cardiaque entouré de sa famille éplorée. Une semaine auparavant, Andrew Volstead, père du Volstead Act qui mena à la Prohibition de 1920 à 1933, mourru à l'âge de 87 ans.

«Pendant quarante-huit ans, Capone marqua les racquets et Chicago et démontra plus que quiconque la folie qu'était la Prohibition ; il amassa en même temps une fortune. De plus, il captura l'imagination du public américain comme peu de figures publiques réussissent à le faire. La popularité de Capone aurait dûe être passagère mais se logea plutôt dans l'imaginaire collectif américain, pour qui il avait défini le concept du crime en une entreprise organisée calquée sur les corporations. Il ne manquait jamais de mentionner que la majorité de ses crimes étaient relatifs ; la contrebande d'alcool était illégale parce qu'un certain nombre de lois l'avait décrété. Puis les lois furent changées.» (Bergreen)


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# Posté le jeudi 28 février 2008 19:06

DOSSIER COMPLET LUCKY LUCIANO

DOSSIER COMPLET LUCKY LUCIANO
Lucky Luciano, l'un des plus grands criminels que le monde ait jamais connu, est né sous le nom de Salvatore Lucania, à Lercara Friddi (en Sicile), en 1896, et est mort à Naples en 1962. Il fut certainement le criminel dont l'influence historique fut la plus considérable. Deux versions différentes expliquent l'origine de son surnom "Lucky" (le chanceux). La plus romancée le rattache à un passage à tabac, en 1926 (un "long tour" en argot, la victime étant emmenée en voiture dans un endroit tranquille). Selon les versions, il s'agissait des sbires d'un des deux principaux parrains new-yorkais, Masseria ou Maranzano. Il s'en était sorti miraculeusement vivant, et cela avait causé plusieurs cicatrices faciales, dont l'une endommagea une paupière, toujours à moitié fermée. La version la plus vraisemblable indique qu'il misait souvent sur le bon cheval lorsqu'il jouait aux courses.
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# Posté le vendredi 29 février 2008 14:02

JEUNESSE

JEUNESSE
Luciano immigra avec ses parents en 1906. Il commença très tôt par le vol à l'étalage et le racket des garçons juifs plus jeunes en échange de sa protection. C'est ainsi qu'il rencontra Meyer Lansky envers qui il conserva une indéfectible amitié. À 18 ans, Luciano fut arrêté alors qu'il livrait de l'héroïne et passa six mois en prison. Sa notoriété s'accrut au sein du Five Points Gang, dont les membres étaient aussi connus comme étant les «Five Pointers». En 1920, il était un contrebandier important (anglais: powerful bootlegger), en association avec Frank Costello, Meyer Lansky et Bugsy Siegel, et accessoirement Joe Adonis et Vito Genovese. À la même période, Costello lui fit rencontrer Dutch Schultz et Arnold Rothstein.
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# Posté le vendredi 29 février 2008 14:03

LA GUERRE DES CASTELLAMMARES

LA GUERRE DES CASTELLAMMARES
Lucky Luciano rejoignit ensuite la famille d'un des plus puissants parrains de New York, Joe Masseria. Alors que Luciano enrageait de voir de nombreuses opportunités de business s'envoler en raison du chauvinisme antisémite de la mafia, Masseria se méfiait de son ambition. Les épisodes suivants constituent l'épopée de la guerre des Castellammarese: la famille Masseria et celle de son rival Salvatore Maranzano s'affrontèrent de 1930 à 1931, avec pour conséquence plusieurs dizaines d'assassinats. Pour mettre fin à cette hécatombe et manigançant (avec Meyer Lansky) un plan pour prendre le pouvoir, Luciano passa un marché avec Maranzano, pour trahir Masseria, assassiné alors qu'il se trouvait avec lui au restaurant (Luciano était passé aux toilettes pour son alibi), avant de se retourner contre son nouveau patron.

La vision de Luciano, son projet de syndicat du crime, sa volonté de bousculer les vieilles traditions de la mafia, ses relations (en particulier Meyer Lansky) et son sens aigu de la stratégie, ainsi qu'un charisme indéniable, amenèrent Lucky Luciano, désormais parrain de l'une des cinq familles de la Cosa Nostra de New York, à devenir le chef criminel dominant de la Commission (la direction du Syndicat national du crime), à l'issue de la guerre des Castellamarese en 1931.
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# Posté le vendredi 29 février 2008 14:05