LA 2EME GUERRE MONDIAL

LA 2EME GUERRE MONDIAL
A l'entrée en guerre des États-Unis, les ports d'où partent vers l'Europe le matériel et l'armement nécessaires aux combats deviennent des zones sensibles. La surveillance des ports n'est pas chose facile sans l'aide des dockers placés sous influence mafieuse. Les lieutenants de Luciano, contrôlent le syndicat des dockers et font savoir aux autorités que rien d'efficace ne peut se faire en matière de surveillance sans l'accord préalable de leur chef. Le « Normandie » paquebot français en cours de transformation à des fins militaires, est saboté et ravagé par un incendie le 9 février 1942. A partir de cet incident, les dockers aident à la surveillance des quais sur instruction de Luciano.
Durant la période fasciste, Mussolini a mené une guerre violente contre la mafia. En 1943, afin de préparer le débarquement allié, les réseaux mafieux siciliens ont été réactivés depuis les Etats-Unis par Lucky Luciano, à la demande des USA. La Mafia s'étendra alors rapidement dans le sillage de la progression alliée et s'affirmera comme force de l'ombre lors de la restauration de l'Etat italien après la guerre. En contrepartie de son «aide» à la défense du pays et des interventions faites pour faciliter le débarquement des troupes alliées en Sicile en 1943, Luciano est libéré en 1946 et expulsé en Italie où il contribuera à redonner vigueur à la vieille Cosa Nostra de Sicile. Il mourra le 27 juillet 1963 d'une crise cardiaque.
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# Posté le jeudi 28 février 2008 16:59

DOSSIER COMPLET SUR AL CAPONE .......

DOSSIER COMPLET SUR AL CAPONE .......


De nombreuses inexactitudes ont été rapportées au sujet d'Al Capone dans les journaux, les magazines, les livres et les films. La plus fréquente est que, à l'instar des gangsters de l'époque, il est né en Italie, ce qui est complètement faux. Ce véritable tsar du crime était un produit local, transformant la société criminelle italienne en une entreprise purement américaine.

Plusieurs immigrants italiens sont arrivés en terre américaine avec guère plus que ce qu'ils avaient sur leur dos, tout comme la plupart des immigrants des autres nationalités. La plupart étaient des paysans fuyant l'absence de possibilités de l'Italie rurale. Une fois arrivés en Amérique, ils finissaient comme ouvriers à cause de leur méconnaissance de la langue et l'absence de formation professionnelle. Ce n'était pas le cas de la famille Capone.

Gabriele Capone, et non Caponi, fut parmi les 43 000 italiens arrivés en sol américain en 1894. Barbier de profession et pouvant lire et écrire dans sa langue maternelle, il venait du village de Castellmarre di Stabia, situé au sud de Naples.


Teresina capone
Agé de 30 ans, Gabriele est accompagné de sa femme Teresina (aussi appelée Teresa), agée de 27 ans et enceinte, et de ses deux fils : Vicenzo, deux ans, et Raffaele, un poupon. Contrairement à plusieurs autres immigrants italiens, il arrivait sans devoir son passage. Il prévoyait travailler afin de pouvoir ouvrir son propre salon de barbier.

En compagnie de plusieurs autres italiens, les Capone s'établirent à Brooklyn, près du chantier maritime. L'appartement du 95 Navy Street n'avait pas l'eau chaude, pas de toilette intérieure ni de meubles et le voisinage était loin d'être tranquille, à cause de la proximité du chantier maritime. C'était un début austère dans ce nouveau monde.

Savoir lire et écrire permi au père de famille de se trouver un emploi dans une épicerie jusqu'à ce qu'il puisse ouvrir son salon de barbier. Teresina faisait de la couture, afin de boucler les fins de mois, en plus de s'occuper de la maison et de ses fils. Son troisième enfant, Salvatore, naquit en 1895. Son quatrième fils, le premier à être conçu et mis au monde en Amérique, est arrivé le 17 janvier 1899. Il fut prénommé Alphonse.

Mais qui étaient ces deux personnes, elles qui ont donné le jour à un criminel mondialement connu ? Lui ont-ils transmis un gène violent dominant ? Un chromosome ayant subi un mystérieuse mutation ? Alphonse fut-il abusé ? A-t-il passé son enfance au milieu de meurtriers et voleurs ?

La réponse à toute ces questions est non. La famille Capone était tranquille, très attachée aux valeurs tradditionnelles. Laurence Bergreen explique dans sa biographie «Capone : The Man and the Era» que la mère était renfermée tandis que son mari en imposait plus du fait de sa grande taille et de son charme. Tout comme son épouse, il était très modéré, particulièrement pour la discipline. Il ne frappait jamais ses enfants, préférant la parole et les sermons. La méthode fonctionnait.

Rien dans la famille Capone ne laissait présager ce qu'Alphonse Capone allait devenir. Aucune violence, maladie mentale ou malhonêteté. Parents et enfants étaient liés et aucun événement traumatique aurait poussé les enfants vers la vie de criminel. Aucun n'était psychotique ou psychopathe ni même fou. Ils ne descendaient pas d'une lignée de criminels. Ils étaient repectueux de la loi, une famille italienne tout à fait ordinaire ne démontrant pas un génie particulier pour le crime ou autre chose.

En mai 1906, Gabriele est devenu citoyen américain. Bien qu'ils aient conservé leurs noms italiens au sein de la famille, les enfants Capone furent connu sous leur nom américain : Vincenzo est devenu James ; Raffaele, Ralph ; Salvatore, Frank et Alphonse est devenu Al. Plus tard, Amadeo Ermino (John), Umberto (Albert John), Matthew Nicholas, Rose et Malfalda vinrent compléter la petite famille.


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# Posté le jeudi 28 février 2008 18:40
Modifié le vendredi 29 février 2008 00:39

ENFANCE .

ENFANCE .


Peu après la naissance d'Al, Gabriele déménagea sa famille dans un meilleur logement situé en haut de son salon de barbier au 69 Park Avenue, à Brooklyn (et non pas la huppée Park Avenue située à Manhattan). Ce déménagement exposa Al à d'autres cultures puisque le voisinage comprenait des irlandais pour la plupart, mais aussi des allemands, suédois et chinois.

Le contact avec d'autres ethnies permis à Al une évasion du milieu solidement lié et imperméable italien. Il ne fait aucun doute que cette ouverture aida Al dans son rôle de chef d'un empire criminel.

L'église de la paroisse St-Micheal était située à un coin de rue de la demeure des Capone et c'est son révérend, le Père Garofalo, qui baptisa Al, alors agé de quelques mois. L'atmosphère du quartier est décrite dans le livre de John Kobler, «The Life and World of Al Capone» :

«La vie dans ce secteur, où Al passa ses dix premières années, était dur sans être ennuyant ; il s'y passait toujours quelque chose. Des groupes d'enfants vêtus de guenilles amenaient une vitalité explosive jouant au ballon balais, évitant le trafic, se battant et se plaignant pendant que leurs mères allaient et venaient du marché avec les provisions du souper du soir. Des paniers de fruits et légumes étaient alignés aux coins des rues, ce qui donnait de la couleur et une odeur au quartier. Les escaliers de secours ornant les appartements cliquetaient au passage des trains sur l'Avenue Myrtle.»

À l'âge de cinq ans, en 1904, Al fit son entrée à l'école publique no 7 sur la rue Adams. Les attentes scolaires face aux immigrants italiens étaient très pauvres, le système scolaire ayant beaucoup de préjugés face à ces enfants et faisant très peu d'efforts afin de les encourager à étudier. D'un autre côté, leurs parents les poussaient à travailler et rapporter dès qu'ils en avaient la possibilité et l'âge.

Bergreen décrit pour nous les conditions scolaires défavorables réservées aux immigrants italiens : Les écoles, comme celle fréquentée par Capone, n'offraient aucun support aux petits italiens naturalisés en fait d'intégration au style de vie américain. Les institutions étaient rigides, suivaient des dogmes sévères ou la force tenait souvent lieu de discipline. Le corps professoral consistait souvent d'adolescentes catholiques irlandaises ayant reçu une éducation dans les couvents. Il n'était pas rare de retrouver une jeune fille de 16 ans, gagnant à peine 600,00$ annuellement, enseigner à des jeunes ayant un à deux ans de moins qu'elle. Les coups étaient fréquents entre professeurs et élèves, même lorsque les élèves étaient des garçons et les professeurs des femmes. Pour Al Capone, l'école représentait un milieu disciplinaire sévère où la violence était la porte de sortie.

Al a très bien réussi jusqu'en sixième année, où tout a commencé à ce dégrader rapidement. À l'âge de 14 ans, perdant patience envers l'enseignante, elle le frappa et il la frappa à son tour. Il fut renvoyé et ne remis jamais les pieds à l,école.

Au même moment, la famille déménagea au 21 Garfield Place. Ce changement eut un impact certain sur Al puisque c'est dans ce quartier qu'il fit la rencontre des deux personnes qui allaient l'influencer le plus : sa femme Mae et le gangster Johnny Torrio.


# Posté le jeudi 28 février 2008 18:41
Modifié le vendredi 29 février 2008 00:41

L'APRENTI

L'APRENTI


À quelques coins de rue de la maison familiale des Capone, un petit édifice plutôt sobre servait de quartier général à la plus prospère des gangs de la Côte Est. Johnny Torrio était un gangster de la nouvelle école, un pionnier de l'entreprise criminelle moderne. Les talents organisationnels et administratifs de Torrio ont donné une structure corporative à l'escrocquerie pure et simple, amenant la prospérité à toutes ses entreprises. Le jeune Capone a trouvé en Torrio un mentor inestimable qui lui permis de poser les assises de sa future entreprise criminelle qu'il allait établir à Chicago.


Johnny Torrio
(UPI)
Torrio était chétif et appris à un très jeune âge que sur la rue, l'esprit, l'ingénuosité et la capacité de former des alliances étaient synonymes de survie. Gangster et gentilhomme, il menait au grand jour ses escrocqueries tout en gardant caché ses activités liées à la prostitution et à la tenue de maisons closes.

Torrio était un modèle pour plusieurs jeunes du quartier. Capone, à l'instar de plusieurs autres jeunes garçons, gagnait son pécule en faisant des commissions pour Torrio. Avec le temps, ce dernier en vint à avoir de plus en plus confiance au jeune Al et lui confia de plus en plus de responsabilités. Par ailleurs, Al fit ses classes en observant la façon de faire du gangster et de son entourage. Bergreen explique qu'une des leçon du maître fut de mener une vie extérieure aux activités illégales exempte de tous soupçons, de séparer sa vie personnelle et professionnelle. Un peu comme si maintenir une vie personnelle calme et exemplaire légitimisait les activités criminelles. C'est cette hypocrisie, une seconde nature chez Johnny Torrio, qu'il inculqua à Al Capone. En 1909, Torrio déménagea à Chicago et Capone tomba sous d'autres influences.

Les jeunes immigrants de Brooklyn se tenaient avec les leurs (les juifs avec les juifs, les italiens avec les italiens, les irlandais avec les irlandais...). Ce n'était pas les gangs violentes que nous connaissons aujourd'hui mais plutôt des groupes de jeunes garçons d'un même quartier se tenant ensemble. Capone était un dur qui fit partie des South Brooklyn Rippers puis des Forty Thieves Juniors et des Five Points Juniors. Comme le décrit John Kobler, les gangs de rues représentaient une évasion, la liberté et la soupape nécessaire à toute l'énergie réprimée de ces jeunes. Les écoles et les paroisses, qui auraient pu aider ces jeunes, n'avaient pas les fonds pour le faire. De plus, peu d'écoles étaient équipées d'un terrain de jeu ou d'un gymnase ou même d'un programme d'activités parascolaires. Ces jeunes formaient donc leur propre petit monde, à l'écart et opposé à celui des adultes. Avec à leur tête un garçon plus âgé, ils avaient leur propre agenda : explorations, paris, petits vols, vandalisme, expérimentations avec la cigarette et l'alcool, rituels secrets, réunions grivoises, bagares avec les bandes rivales.

Malgré les relations d'Al avec les gangs de rues et Johnny Torrio, rien ne laissait présager qu'il choisirait la voie du crime. Vivant chez ses parents, il fit ce qui était attendu de lui lorsqu'il quitta l'école : travailler et aider à faire vivre la famille. La famille Capone était prospère sous la férule de Gabriele. Le père était propriétaire de son salon de barbier ; la mère faisait des enfants, plusieurs garçons et deux filles, dont une mourru en bas âge. Le seul hic dans la vie tranquille de la famille fut lorsque Vincenzo (James) parti vers l'Ouest en 1908.


Le jeune Frankie Yale
(William Balsamo)
Personne alors ne pouvait croire qu'Al Capone deviendrait le tzar du crime qu'il devint. Pendant près de six ans, il occupa des emplois plutôt drabes, en premier dans une usine de munitions puis comme coupeur de papier, et était considéré comme un très bon employé. C'était un bon garçon, bien élevé et sociable. Bergreen raconte qu'Al n'était pas le genre à jouer avec des armes ; il rentrait tous les soirs chez lui. Al était un garçon affable, ayant une voix douce et n'ayant du talent que pour la danse.

Comment ce jeune garçon respectable à la voix douce est-il devenu l'un des plus prospère et violent gangster ? Une des raisons est la présence menaçante de Frankie Yale. Originaire de Calabre, Francesco Ioele (appelé «Yale») était craint et respecté. L'opposé du pacifique et «respectable» Johnny Torrio, Frankie Yale a bâti son empire à l'aide de ses muscles et de l'agression. Yale ouvrit un bar à Coney Island, le Harvard Inn, et engagea comme barman, sur les conseils de Torrio, Al Capone. Ce dernier avait alors dix-huit ans.


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# Posté le jeudi 28 février 2008 18:44
Modifié le vendredi 29 février 2008 00:41

SCARFACE

SCARFACE


Capone occupait plusieurs fonctions dans le bar : barman, videur (bouncer) et, lorsque requis, serveur. Durant la première année, il fut très apprécié par son patron et les clients. Cela changea lorsqu'il servit à la table d'un jeune couple. La jeune femme était très belle et Capone n'y était pas indifférent. Il se pencha vers elle et lui dit : «Chérie, vous avez un beau cul et je vous en fait le compliment».

L'homme qui accompagnait la dame n'était autre que son frère, Frank Gallucio. Il se leva d'un bond et frappa celui qui venait d'insulter sa s½ur. Capone devint enragé et Gallucio sorti un couteau afin de se défendre. Il atteignit Capone trois fois avant d'empoigner sa s½ur et de quitter prestement l'établissement. Bien que la blessure guérit assez rapidement, elle laissa des cicatrices qui allaient hanter Capone jusqu'à la fin de ses jours.


Frankie Yale
(Société historique de Chicago)
L'insulte de Capone causa un peu de tumulte. Gallucio alla voir Lucky Luciano qui à son tour alla voir Frankie Yale. Ce dernier rassembla tous ceux concernés afin de se faire justice. Capone du présenter ses excuses à Gallucio et appris par le fait même à se contrôler lorsque nécessaire.

Yale pris Capone sous son aile et lui montra comment une entreprise peu prospérer grâce à la violence. Yale était un homme violent, jamais à cours d'idées qui devait sa prospérité à ses gros bras. Selon Schoenberg, la spécialité de Yale était l'extorsion ; prêts sur gages, tributs de proxénètes et bookmakers et «protection» des commerçants locaux. Yale avait besoin de fiers-à-bras qui pouvaient non seulement blesser mais aussi tuer.

Quoique Yale eut quelque ascendant sur le développement Capone, il n'était pas le seul. À l'âge de dix-neuf ans, il rencontra une jolie irlandaise appelée Mae Coughlin de deux ans son ainée. Venant d'une famille de classe moyenne aisée, il est fort probable que les parents de la jeune femme n'ait pas nécessairement vu d'un bon ½il leur relation. Ils se marièrent après la naissance de leur premier enfant.

Albert Francis Capone vit le jour le 4 décembre 1918 et eu pour parrain Johnny Torrio. Bien que Sonny, nom sous lequel il fut connu toute sa vie, soit né apparemment en bonne santé, il était atteint de syphilis congénitale. Plusieurs années plus tard, Al confia à son médecin qu'il avait attrapé la syphilis avant son mariage mais avait cru l'infection guérie.

Avec une femme et un bébé à faire vivre, Al mis ses énergies sur un emploi respectable. Il quitta Frankie Yale et déménagea à Baltimore où il occuppa un emploi de comptable pour la firme de construction de Peter Aiello. Digne de confiance, intelligent et habile avec les chiffres, Al réussit très bien.


Le jeune Al Capone
Du jour au lendemain, Al changea du tout au tout lorsque son père mourru le 14 novembre 1920 d'une maladie cardiaque à l'âge de cinquante-cinq ans. Selon Bergreen, la mort de son père mit fin à la carrière légale de Capone. Toujours selon Bergreen, il est possible que la disparition soudaine de l'autorité parentale amena le jeune Capone à abandonner sa carrière de comptable ainsi que son aura de respectabilité.

Il reprit contact avec Johnny Torrio qui avait, au cours des années précédentes, étendu son empire criminel avec les yeux d'un visionnaire. Torrio avait laissé le quartier chaud de Brooklyn pour Chicago, plus ouverte. Les possibilités étaient énormes : gambling, bordels et... la contrebande d'alcool.

Torrio invita Capone à le joindre à Chicago et, début 1921, celui-ci accepta. Armé de ses connaissances en affaires et des manières brutales de Frankie Yale, Capone avait tout pour réussir une carrière criminelle.


# Posté le jeudi 28 février 2008 18:45
Modifié le vendredi 29 février 2008 00:41