La commission régionale (ou inter-provinciale) a été créée en 1975. À l'origine, c'est une instance collégiale entre les chefs de "famille". Mais à la fin des années 1970, les Corléonais - que les mafieux palermitains surnomment avec mépris "U Viddanu" (Les ploucs, les pèquenots) - ont prit le pouvoir de la province de Palerme, puis de la commission au prix d'un véritable bain de sang. Pendant près de quinze ans et jusqu'à sa capture (janvier 1993), Toto Riina dirigea d'une main de fer la commission régionale et exerca une véritable dictature sur toute la mafia sicilienne au mépris de toutes ses traditions.
Chaque "famille" est obligée d'obéir aux décrets de la commission inter-provinciale (coupole). L'instance suprême en Sicile décide par exemple des trêves de Pâques et Noël, interdiction de séquestrations de personnes sur l'île, etc.
Toutes les questions stratégiques de Cosa Nostra relèvent de la commission régionale. Ses décisions sont sans appel et doivent être exécutées à n'importe quel prix, même de longues années après l'ordre initial. C'est à elle que revient le pouvoir de valider ou non toute sanction frappant un mafieux. Exercice finalement assez simple puisque la mesure des peines infligées par la "justice mafieuse" ne compte que deux barreaux :
le mafieux est exclu et ne peut plus approcher quiconque appartient à Cosa Nostra et aucun des membres de l'honorable société ne doit plus lui parler. Seule solution : l'exil.
Bien plus fréquemment, le mafieux est condamné à mort et abattu.
La direction centrale de la Cosa Nostra sicilienne est assurée depuis les années 1980 par la "famille" de Corleone. Cette puissance criminelle d'envergure planétaire a su tailler ses fiefs dans les grandes zones urbanisées du Nord de l'Italie. Elle entretient des liens anciens avec des clans puissants de la Camorra et a noué des contacts suivis avec les cartels colombiens tout en conservant un monopole quasi absolu du trafic d'héroïne entre la Sicile et les États-Unis.
Chaque "famille" est obligée d'obéir aux décrets de la commission inter-provinciale (coupole). L'instance suprême en Sicile décide par exemple des trêves de Pâques et Noël, interdiction de séquestrations de personnes sur l'île, etc.
Toutes les questions stratégiques de Cosa Nostra relèvent de la commission régionale. Ses décisions sont sans appel et doivent être exécutées à n'importe quel prix, même de longues années après l'ordre initial. C'est à elle que revient le pouvoir de valider ou non toute sanction frappant un mafieux. Exercice finalement assez simple puisque la mesure des peines infligées par la "justice mafieuse" ne compte que deux barreaux :
le mafieux est exclu et ne peut plus approcher quiconque appartient à Cosa Nostra et aucun des membres de l'honorable société ne doit plus lui parler. Seule solution : l'exil.
Bien plus fréquemment, le mafieux est condamné à mort et abattu.
La direction centrale de la Cosa Nostra sicilienne est assurée depuis les années 1980 par la "famille" de Corleone. Cette puissance criminelle d'envergure planétaire a su tailler ses fiefs dans les grandes zones urbanisées du Nord de l'Italie. Elle entretient des liens anciens avec des clans puissants de la Camorra et a noué des contacts suivis avec les cartels colombiens tout en conservant un monopole quasi absolu du trafic d'héroïne entre la Sicile et les États-Unis.


