LES REGLES

LES REGLES
Les spécialistes de Cosa Nostra se sont toujours demandé si des règles écrites régissaient le comportement des mafiosi. Ils ont leur réponse, en effet, la police italienne a mis la main sur les “Dix Commandements“ de l'organisation en arrêtant lundi le “parrain des parrains”, Salvatore Lo Piccolo.

Voici quelques extraits:

1. “Je jure d'être fidèle à Cosa Nostra. Si je trahis, que ma chair brûle”.
2. “On ne porte par le regard sur les femmes de ses amis”.
3. Quiconque “a un comportement non conforme aux valeurs morales” doit être exclu de l'organisation.
4. Ceux qui refusent de se montrer généreux envers Cosa Nostra, comme le négociant palermitain Libero Grassi, assassiné en 1991, le font à leurs risques et périls.
5. Aucun parent de policier ne peut être membre de la Mafia et aucun mafioso ne doit être parrain d'un enfant de policier.
6. Le “bon mafioso” doit aussi toujours dire toute la vérité à tout moment à ses supérieurs.
7. Enfin, les hommes ayant connu “des trahisons familiales” - être cocu est un déshonneur dans la société traditionnelle italienne - ne sont pas dignes d'appartenir à l'organisation.
# Posté le jeudi 28 février 2008 16:02

LE COMMENCEMENT ...

LE COMMENCEMENT ...
Ce fut au cours des années troubles du XIXe siècle que les dirigeants italiens commencent à entendre parler pour la première fois de la mafia sicilienne. Sans avoir d'idées très claires sur la question, les premiers à avoir étudié le phénomène mafieux ont supposé qu'il s'agissait d'une tradition archaïque remontant au Moyen Âge, et conservée à cause de mauvaises administrations étrangères s'étant succédé dans l'île et l'ayant maintenue dans une situation arriérée.

En réalité les origines de Cosa Nostra sont loin d'être aussi anciennes. La mafia serait contemporaine de la nouvelle nation italienne. La genèse de la mafia n'implique pas une seule, mais plusieurs histoires enchevêtrées. On l'estime dans la période turbulente des années 1860 à 1876 avec un court retour en arrière dans le demi-siècle qui les a précédées.
# Posté le jeudi 28 février 2008 16:05

HISTOIRE

HISTOIRE
On ne peut pas étudier la mafia de manière pertinente sans analyser la société dans laquelle elle est née et s'est développée. La Sicile, en particulier sa région occidentale, peut être définie comme une société mafiogène (c'est-à-dire productrice de mafia) en raison de certaines caractéristiques, telle que l'acceptation, par une grande partie de la population, de la violence et de l'illégalité ; la faiblesse de l'économie légale ou la fragilité du tissu social.
Pour autant, on ne doit pas oublier que cela n'est ni le produit d'un immuable ethos (au sens de "familisme amoral" de Banfield) ni celui d'un incivisme ancestral (la thèse de Putnam). La Sicile a connu d'importantes luttes populaires contre la mafia, à partir de celles des "Fasci" siciliens (1891-1894 : organisations politiques de paysans contre les grands propriétaires) à celles des masses paysannes au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes et causé des centaines de morts.
Leur défaite, qui a forcé à l'émigration des millions d'individus, s'explique non seulement par la réaction violente des propriétaires terriens et des mafiosi, mais aussi par la complicité des institutions locales et centrales.
# Posté le jeudi 28 février 2008 16:07

LA MAFIA EN CHIFFRE

LA MAFIA EN CHIFFRE
Cosa Nostra compte environ 1 700 "familles" (une centaine dans la province de Palerme - année 2002) de taille et de virulence diverses. On estime que le nombre de personnes affiliées (chefs, soldats, initiés, loyaux du clan, etc.) est de 50 000 individus sur l'ensemble du territoire de la Sicile.

Le chiffre d'affaires des organisations mafieuses italiennes s'élevait à 90 milliards d'euros, hors trafic de drogue. Principales sources de revenus : le prêt usuraire (30 milliards d'euros de recettes, 150 000 entreprises victimes), le racket (10 milliards), les contrefaçons (7,4 milliards), le vol (7 milliards), l'escroquerie (4,6 milliards). (Source : Confesercenti, association regroupant 270 000 commerçants et petites entreprises italiennes)[1
# Posté le jeudi 28 février 2008 16:08

ORGANISATION

ORGANISATION
Chaque famille de Cosa Nostra est organisée de façon pyramidale. Cette structure hiérarchique comporte un sommet et un épicentre basé à Palerme. C'est là que siège l'organe de direction dénommé "coupole" ou "commission". Il faut garder à l'esprit que l'architecture mafieuse est évolutive selon les opportunités économiques, financières et du niveau de répression. Un chef de la "coupole" tel que Toto Riina avait des conceptions dictatoriales, centralisée et terroriste de l'organisation. Alors que son successeur Bernardo Provenzano avait une conception discrète, plus consensuelle, décentralisée, quasi-féodale.

Parrain : Chef de la famille
Chef "Capo"
Sous Chef-délégué
Consigliere : Conseiller (un, parfois plusieurs)
Chef d'équipe - chef d'équipe - chef d'équipe
Soldato - Soldato - Soldato - Soldato - Soldato - Soldato : Soldat
Au dessus de la "famille" et au niveau local, régional ou national (Sicile), la structure est identique :

La "famille" mafieuse de Cosa Nostra se compose toujours de 3 cercles humains concentriques :

Au centre, le noyau dur composé des cadres et "hommes d'honneur" formellement initiés
Autour du noyau, un cercle composé des proches des initiés par la voie du sang ou parrainage.
Second cercle, celui qui est composé des alliés tactiques, des "associés", les prête-noms, etc. Aucun de ces derniers n'a une chance d'être initié.
# Posté le jeudi 28 février 2008 16:10